vendredi 9 septembre 2016

Le Fou d'Elsa, Aragon, par Berthe






Le prénom de Berthe est composé par Montero dans son roman de journal intime "El proletariado en apuros", il rend comme prénom des résonances avec Roberte (prénom de Denise Klossowski dans les romans de Pierre ) et Alberte (femme noire avec laquelle Manuel a eu un rapport amoureux marquant mais court dans un Hopital Psychiatrique de Paris en 1993 ) deux figures du souhait de conjugalité. Berthe, donc est, si vous lisez ce qui a été publié et des projets encore qui restent à éditer, l'égérie de Montero depuis très longtemps et elle est cette femme qui lit avec un souffle plein de nuances et d'expression, fort en même temps que fragile. Etant auteur elle même, elle apporte une valeur littéraire dans cette démarche artistique de la transmission du savoir qu'est la lecture à voix haute. 


Par ailleurs Montero s'est toujours dit plus lecteur d'Elsa Triolet, qui donne son prénom au Fou d'Elsa, roman poétique de son mari Louis Aragon, mariage civil, communiste, et entre collègues de profession quitte à ce que Montero est un peu adorateur fétichiste du splendide et sobre Matisse d'Aragon, avec des dessins nombreux de Matisse.

jeudi 1 septembre 2016

idées pour un air de blues


JEUDI 17 OCTOBRE 2013

L'éléphant est parti se promener sur la plage de tes lèvres
Le narval reste sur les fleurs de cerisier de ton dérrière
La perruche dans le sourire de tes mains m'empoignant, princesse
La soutane de Michael Lonsdale a laissé du camphre sur ta peau, princesse
Le poème classique de ma maîtresse de 2011

Les synapses de l'apnée d'une ferme claque sur l'image de Marie


*
y había una serie de locos en éste y otros barrios de la vieja ciudad
que había que aprender con los años a admirar y que con la llegada, inesperada,
del Mesías que los llevó tan lejos de todo ya nadie puede recordar
El hombre tranquilo y ausente que daba comida a los gatos
venía de un barrio distinto y mantenía en voz baja inquietas conversaciones
con algunos gatos, como si les preguntase cosas
la señora que vive sola y trabaja en mantener todo limpio y pasea un perro
se encontraba con él y hablaban, hasta que él
tocaba el tema de la magia, entonces ella debía marcharse

de los franceses que venían como un río, como el Sena
a correr en gracioso y alborotado trote abajo el Albaicín
algunos siempre se quedan, otros es como si hubiesen surgido del pasado
qué locos admirables, de todos los estilos y nunca se acabará
ahora mi pantalla se llena con frecuencia de la música
hecha por jóvenes que convierten en Arte la locura de los pobres
y no dudo de que una llama ha ardido y una voz ha recitado gacelas
el placer de decir gacelas nos introduce a la pulsión y uno piensa
por rítmicas sacudidas al hilo del corazón

Plastic Bertrand - Ca Plane Pour Moi (1978 promo-video on rage)