mardi 1 novembre 2016

BEA PELEA FT MS NINA FT LA ZOWI - PAPI DIME AVER XXXXXX

Coño a cabeza (por Arena Dispersa )

Coño a cabeza.
Aventura, la que ejerces en mí sin red, 
seducción llameante sin horizontal que me proteja,
supremo júbilo en tus húmedas partes pudendas,
cuadernos, manuscritos grandes y pequeños.
Llega el momento de dejar que me caiga 
de tu regazo al abismo.

Me emociona que sigas acertando
Con el gozo que me desata.
Tamborilean tus dedos
por mi artificio sexual
confundiendo pensamientos
tan queridos y desairados
Con los roces de  nuestras coordenadas.


Sólo hay algo peor que caer en tu alto cocotero
subir a él, creyéndose collar de calaveras.

Mi eternidad transcurre en único acorde
de madeja alegremente  afrutada.
Excoriaciones de la imaginación
me agrietan, mientras llegas.

Tu deseo satisfecho procede 
por elipsis violentas, por alusiones confusas. 
El estómago me aprieta en difícil tesitura.
Membrana trazada con caligrafía de monje 
quiere que latas aprisa para prolongarte, fuera del tiempo.


*
Todo arde en el éter de estos muros
en las alpargatas  de este momento, 
 unidos en esta hora incierta
en la que anidas y eternizas 
como la necesidad impostergable 
de nuestra lujuria


*


Nuestra verdad era aquella que olíamos,
chupábamos, restregábamos y verificábamos a diario
Bridemos por nuestra embriaguez
que nos perdure.

*


De ir derramando en tus oídos, gusto
En cadencias armónicas, me destronas
Vuelvo luego chapoteando en tu cava
Como un río despacioso,
Digámoslo así, borbollando
Bajo un torrente de alegría.
Un aire fresco renueva
nuestros pulmones 
¡Respíremonos!
Y entre suaves besos y caricias,
sonriente y sonrojada
me bajo en  elixir de  tus nalgas
y me enredo entre tu suave ladera  de  caricias



Arena Dispersa

samedi 29 octobre 2016

Poème de Laure J'aime





Poème de Laure - J'aime

J’aime regarder le contour de tes lèvres quand tu souris, tes yeux qui brillent et tes fossettes qui se plissent.
J’aime ta façon mystérieuse de me regarder comme si tu voulais lire entre les lignes de mon corps,
J’aime tes mains qui se promènent sur ma peau comme une ballade tranquille au fils de l’eau,
J’aime quand tu entres en moi pour ne faire qu’un avec nos deux êtres,
J’aime quand tu laisses éclater ton cœur avec des mots pleins de tendresse,
J’aime quand tu laisses couler tes larmes le long de tes joues comme un enfant qui aurait un trop-plein d’amour à m’offrir,
J’aime quand tu passes des heures à me faire découvrir toutes les richesses de la terre et celles de ton cœur,
J’aime quand tu te promènes de façon impudique pour me faire découvrir ta musique,
J’aime ton air perdu dans un rêve le matin quand tu te lèves,
J’aime recevoir tes textos comme autant de baisers que tu voudrais me donner,
J’aime l’idée de vite te retrouver et dans tes bras m’abandonner,
J’aime te découvrir et nous imaginer un avenir mêlé de rires et de soupirs,
J’aime tes « je t’aime ».

Laure

lundi 24 octobre 2016

cv french as a poem

Bio pour Madame Dubois (et ses amis artistes )

1970

Naissance
mon père a été au service militaire pendant la grossesse 
ma mère a dû répéter une matière pour finir sa carrière en langues classiques, le latin
elle comptait faire sa thèse sur le linéaire B, un alphabet inventé à Crète à l’aube de la Grèce Archaïque, projet abandonné
mes parents font du théâtre universitaire
le noyau de qualité de leur bibliothèque familiale date de cette époque

1973-1976

Mon père, inquiet jeune artiste et universitaire voulant écrire sa thèse sur un poète surréaliste espagnol, m’amène à un atelier de gravure quotidiennement ou presque, m’apprenant le dessin. L’atelier appartient à une fondation, les horaires sont plutôt nocturnes, là se réunit un petit monde cosmopolite, dissident et artistique (Franco meurt en 1975 et la Transition ne marque pas nettement la fin de la répression, il y a la guerre sale )

Un accident que je tente encore d’éclaircir fait perdre une main à l’artiste Teiko Mori, je suis dans la mêlée et il se peut que j’ai poussé le bouton de la presse, en tout cas la fin de cette période est la fin de mon romance de bébé intellectuel avec mon père, qui doit tout laisser tomber quant à ses ambitions artistiques

1977-1988

Mes parents vivent comme une déprime le travail de professeur et en plus ma mère commence à nous amener à la messe et faire confession, pour moi ils sont devenus des monstres, interdiction de flamenco, de télé sauf quelques programmes culturels (importants dans ma croissance par ailleurs ), cette déconnexion de la réalité de mon quartier ouvrier et rouge fait que je soit l’idiot de la classe

En revanche tous mes copains me félicitent pour mes bandes dessinées et pour avoir organisé une grève 

1989-1991

J’intègre la Faculté de Beaux Arts de Grenade, tout le monde est trublion mais la fraternité sera progressivement pourrie et quant à moi je lis beaucoup je rate même des cours pour lire, certains me considéreront brillant mais je suis un jeune homme angoissé, quelqu’un qui a un problème

Suite à ma militance, je prends partie à la constitution du Mouvement d’Agitation Libertaire

Je m’accroche à l’oeuvre de Pierre Klossowski et à son Bain de Diane comme livre initiateur en tant qu’artiste, je lis de la philosophie postmoderne et classique, je décide de ne plus dessiner des BD et de me tenir à la pure peinture et le métier d’artiste moderne

1992-1995

Ma crise psychique est enfin ouvertement déclarée et malgré un passage par un Hotel Dieu à Paris où tient lieu la surprise d’une femme fontaine africaine qui sera ma maitresse fugace et un autre hôpital particulièrement sinistre à Malaga, géré par des curés ultra;  je me remets doucement et j’engage de mon propre et contre l’avis puritain de mes parents une thérapie lacanienne qui continue à l’actualité, l’analyse opère loyalement les meilleurs de ses prestiges et mirages et me voilà enfin en amoureux avec Maricarmen, Angustias Ayán (soeur d’artiste gay, soeur de curé ultra traducteur de patristique, soeur de lesbienne, fille de militaire franquiste ) qui laissera sa marque et alors, dans la rupture, je serai amoureux d’une artiste colombienne, Eleodora Neusa

Je suis devenu pour de vrai un peintre
J’ai commencé un long roman
a 25 j’ai pu dire que j’étais heureux

1995-1998

Des expositions de peintures, en commun avec Eleodora Neusa, qui m’introduit dans les caves de flamenco, des fêtes particulières où l’on danse

Je donne des cours de peinture à des groupes d’adultes pour aider ma compagne qui est enceinte

1999-2003

J’étudie le programme de Langue et Littérature Espagnoles pour devenir professeur, c’est la volonté de ma famille, pas la mienne, mais cela permet quelques années où je peux subvenir aux frais de mon fils et sa mère qui sont loin de l’Andalousie, à Barcelone

J’écris beaucoup, je dessine faute de peindre mais comme-ça je note visuellement beaucoup de futurs tableaux, je travaille comme cartomancien dans plusieurs agences de voyance, l’année que j’ai passé avec eux à Barcelone

En 2002 j’articule mon Teatro de Azufre
aussi je décide de me mettre à nouveau à la peinture quitte à que ce soit une course en avant

Une célebre pizzeria de Los Angeles USA expose certaines de mes pièces et tableaux

2004-2008

Une belle période d’amour et d’art et de découverte de la vie parisienne avec Eve Livet
Toute sorte d’expo, du marché de noel à Saint Cloud à une galerie hype boulevard de Clichy et du show room dans de maisons particulières et au Salon Oedipe, prestigieux lieu de psychanalyse et peinture
J’obtient un atelier de la ville de Paris et je peins beaucoup de toiles et oeuvre aussi en papier
Des livres à moi sont édités par Meligrana ce sont six romans qui sortent en même temps, illustrés de vingt encres de chine ou dessins et certains avec album photographique

2008-2011

Tout en restant accroché à l’activité fondatrice de peintre je multiplie mes écrits, français, espagnol et même anglais pour quelques poèmes

Ces années sont l’aventure collective du blog des éditions léo scheer et autres
j’ajoute de l’intérêt à mes textes sur le net me rendant à de restaurants hyper chers grâce à un mécènes et je vais aux cocktails de Léo Scheer

J’ai un amour pour l’écrivaine Marie-Agnès Michel fait de maladresse, obnubilation et chagrin.
Il semble qu’un de mes textes constituait appel au meurtre sur le président Sarkozy et en même temps je produit d’autres scandales et je finis enfermé en HP, je ne me remettrai jamais de cette privation de liberté sous bombardement chimique

La Spanish Revolution commence, juste après la Grèce, le Printemps Arabe et l’Islande, je sens que je fais partie de cela

2012-2013

pistes sonores nombreuses, invention de la traduction performative et de l’idée de chanson néopauvre

collages, quelques huiles

Deux expos très réussies au PCF rue du pont louis Philipe 

slam et théâtre avec Catherine Gil Alcala, aussi des vidéo performances qu’elle fera censurer unilatéralement en faisant sauter un compte youtube de deux cents vidéos de mon travail de speaker

2014

meilleure caméra et convalescence
vidéo, collage, écriture et pistes sonores
dessin, toujours
avec Eve Livet, autrement, elle redevient modèle et soutien pratique dans une situation de détresse

2015-2016

vie nomade je traine des livres une guitare un macintosh et un peu de matériel de dessin et peinture (du bon papier Arches nonobstant ) Je travaille le portrait, le nu et le multimédia d’après l’écrivaine junk andalouse Margarita Bokusu Mina Je refais un cycle d’envoi de projets aux institutions culturelles

je me replie sur mon atelier de Paris et abandonne non sans tristesse ma guitare


je compte reprendre la musique avec d’autres musiciens, et trouver des amis et des modèles

*