philosophie fantastique / expresionismo retro / néopauvre, avantgarde chaude / métaphysique de genre (repertoire) désorientalisme, shawarmaness, en perte ouverte ayant rendu evidence de ce que chacun garde pour soi & pour tout dans la perte de caution intellectuelle / mon angoisse : si on le fait pas, malgré qu'on le pense, qu'est-ce que cela veut dire ??? chef-d'oeuvre en décomposition, en perte de texture ou perte icastique, edifice abandonné au regard nomade, utopique
mercredi 11 mai 2016
lundi 9 mai 2016
dimanche 8 mai 2016
Tintamarre (JULIBAGOO & MONTERO)
Coucou Manu !
Que tal ???
Manuel
allo Juliette ?
Juliette
L’agitation des hommes
sous les néons furibards
de la consommation
Manuel
Nous n’avons jamais fait des douceurs de lait
Juliette
L’Ophélie, noyée
Flottant au dessus
De l’eau sarcastique
Manuel
L’eau phallique
d’Ophélie
Juliette
Dadame effarouchée
par le trop noir corbeau
& son cri fauve
Le corbeau frise
la fenêtre
Ombre et santé
Manuel
rumeur d’augures,
le calme, l’amour
Juliette
Volupté, turpitude,
langueur & pâmoison !
tes vers me font du bien
Manuel
c’est pareil pour moi
c’est mieux cela
c’est bien
que les passions de nos temps
Juliette
Rien ne serre
de courir, il faut
partir à point
La prudence & l’entente ferons alors commerce agréable
Manuel
je traverse une crise
de diskynésie (parkinson )
ça m’a pris au supermarché
après parler à une espagnole
maitresse d’école
Juliette
c’est terrible la dyskinésie et cela m’arrive chaque jour
Manuel
l’espagnole est venue voir mon atelier
c’est journée portes ouvertes
je refoule mon immense envie de…
Juliette
Ton immense envie de… quoi ?
Manuel
j’aimerais pas tarder à faire l’amour
Juliette
Je suis fidèle
plut-à la Bonne Fortune de retrouver un temple de tendresse pour Pascal…
Manuel
mais tu peux me prendre
ça ne gache en rien ton histoire
Juliette
Je reconnais bien là la spontanéité andalouse !!!
Manuel
depuis 2008
il a fallu du temps
pour être spontané
Juliette
De l’ambiguïté des poètes entre eux
Crois-tu vraiment que cela soit possible ?
Manuel
faut pas s’en faire
ça n’a jamais marché
Juliette
Ma destinée est (peut-être), plus cruelle que tu ne penses…
Manuel
pourquoi ?
Juliette
Monde translucide
Tyrannie
De la transparence
Manuel
monde translucide
semence transparente de tous les cotés
Manuel
les colombes sortent de prison
Juliette
Ou bien
spermicides
affichés
sur les dents
des requins d’affaires
Manuel
requins d’affaires ou
rouquins d’affaires ?
Juliette
REquins, loups de Davos, nous autres les agnelots de Sapho
Qu’est-ce qui ne marche pas ?
Les loups ou le jeu des agneaux ?
J’avoue, toi & moi
Délectables dialogues à la Beckett
Manuel
toi et moi, juliette et Godot
Juliette
On dirait
rassure-moi
ne sommes-nous pas entrés
dans une tragédie ?
Ou bien, c’est l’acte I
Tu es un Globe (stellaire )
de couleurs
et de mots
Audaces, érotiques de l’huile
profondeur des idées
Relation homme femme
Noire & or
Sur fond de brouillard…
Ta plume fait silence d’un coup !
Manuel
je roulais un pétard
la force
Juliette
Volutes ambrées du kif consommé !
Paris ,
sempiternelle citadelle
organisée pour les plus forts
Manuel
choeur de voix noires en cluster
sur cadence
Juliette
Cadence élastique et coeurs vaillants !
Manuel
élastique le témoin de l’acte poétisé par l’impatience
Juliette
La grinta latina
Manuel
viva la grinta
Juliette
La Roue de la Fortune, les toreros défroqués, les prêtres suicidés,
tout un tintamarre à venir
ne serions nous pas plutôt hâtifs ?
Manuel
assoiffés par la fumée du poème
Juliette
Le speed date
poétique
est une bergère inoffensive
Manuel
Madame Guyon m’obsède, je ne pense
qu’a son conversatif de prière quiétiste
quand j’ai des rapports avec l’abbesse
Juliette
Rouges soifs de vers
Dadaisme réformé
Acte 2
Soit l’acte 2
un dadaisme réformé, donc
Mais aussi des voeux pieux
suppots des sens
Manuel
c’est un si mauvais dicté
que celui de la grasse de l’agneau
Juliette
C’est joliement lettré Manu !
Manuel
symboles grecs si gentils entre ses dents du museau de ghazal
attaquant, le dieu aimant couleur de diamants
est la brillance spermatique de l’atome
Juliette
Ola hombre de pensiero
Manuel
ole dit la cire des cierges espagnols, Eli disent les andalouses
Juliette
Somnolence diurne des fins de massacre
Manuel
Comedia et dromadaire des drames, numéro on sait, somnolence baroque
Juliette
Qu’est-ce à dire ?
Manuel
La première conversation, allons
Trouble comme du jus de pomme est l’oracle du renonçant
Juliette
J’ai très envie de passer te voir
Mais mes jambes sont mortes
Comment puis-je faire ?
Manuel
je les couverai de baisers fidèles, je fais fondre l’ivoire
Juliette
Moi aussi te couvrirai, à mes heures, de vers
sapiens sapiens
Manuel
du baume, du calme
Juliette
De l’asphalte, pas ce soir
Manuel
l’asphalte c’est le caviar qui couvre la distance solicite et morose
Juliette
Tu sais Manu
mon énergie ces temps
est quasi impalpable (je
suis une morte vivante )
Splendide poète que tu es
Ne change pas
Les femmes ont voulu te changer
ça les a rendu hystériques
Tu es vivant / entier
et ton extravagance
n’est que le reflet
d’une lucidité
détournée
Fin
sur un des films de Roman Polansky
- ManuelLa Vénus à la fourrure… c’était mon mot de passe sur internet avant le collapse. Et Polansky le premier metteur en scène et le premier juif dont m’a parlé mon père à mes trois ou quatre ans, quelque chose que je rencontrerai dans la vie. Le véritable testament de mon père à mon avis a été cette transmission précoce. Le masochisme donc, aussi. J’ai aimé le film, surtout sa dérision, son acidité qui donne un corollaire à ce qu’on avait appelé, pour la génération de mon père, son “humour juif”.C’est pas par hasard qu’il aurait choisi de mettre en scène le roman comme un casting de théâtre ? Le choix des beautés, le jugement de Paris, la pomme est donnée à Vénus, mais pour Roman Polansky, Vénus est aussi épousse, tout comme pour Léopold Sacher Masoch la deuxième Wanda le sera. J’ai enfin trouvé aux puces la Confession de ma vie de Wanda, que j’adore. A mon avis, tout comme le “désir de théâtre” du Marquis de Sade dont fait état Roland Barthes, le désir de théâtre ou de cinéma, le projet, est caractéristique avec le contrat, invisible mais audible dans le film, de la sexualité déviante. Et toute la sexualité, depuis qu’elle est vraiment sexuelle est déviante par rapport à la Loi. Le contrat est un compromis entre l’ambition théâtrale et la censure, un compromis entre justice et injustice, entre des choses qui existent quoi qu’on fasse les unes contre les autres. Le film est simple. Le film est c’est qu’en pharmacopée on appelle “un simple”. Un concentré, une quintessence. Restent à dresser les films de la femme fatale, de la mégalomanie érotomane, de tant de choses qui nous tiennent et nous détruisent chemin faisant.
vendredi 6 mai 2016
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Evangile de Mélusine